février172012

Critique de -To the Moon-

  Si vous vous rappelez de ma critique de The Artist, j’évoquais le fait de « faire du neuf avec du vieux » en citant, comme exemple, l’ère 8-16bits du jeu vidéo. Et ben, mon bonhomme, cette petite critique tombe à pic !


                            

  To The Moon est un jeu indépendant sorti sur PC en Novembre 2011. Il peut être acheté (pour 10€… Et croyez-moi cela vaut le coup) uniquement sur le site officiel de l’éditeur Freebird Games, où il sera possible aussi de télécharger gratuitement la démo qui vous permettra de jouer pendant une heure. Sachant que la durée de jeu est d’environ 4-5 heures, ça vaut le coup d’essayer !

  To The Moon est donc un jeu d’aventure qui frise avec le film interactif. En effet, on se retrouve plongé dans un univers pixélisé (digne des premiers Final Fantasy ou Dragon Quest) où on contrôle deux médecins/scientifiques : Docteur Rosalene et Docteur Watts. Nos deux protagonistes, non dénués d’humour, font partie de Sigmung Corp, une agence permettant de réaliser les rêves de leurs patients avant leur mort. Ici, le patient s’appelle Johnny et nous avoue, sur son lit de mort, qu’il rêve d’aller sur la Lune. D’où le titre. Pour cela, Dr. Rosalene et Dr Watts se doivent de rentrer dans les souvenirs de Johnny pour modifier son futur.

  Le jeu est donc narrativement original, du fait que l’on commence par la vieillesse de Johnny pour aboutir dans sa plus jeune enfance. On se croirait presque dans un de ces films montés à l’envers comme le célèbre Memento. Le jeu prend donc un aspect de point & click où la simple interaction avec les objets ainsi que les dialogues font avancer l’histoire. Cette dernière est très émouvante, rythmée par des moments de mélancolie, de joie et d’humour par l’intégration de nombreux clins d’œil. Certes les graphismes n’aident pas à l’immersion mais si on considère l’histoire comme un critère primordial, vous ne ferez même plus attention à ces amas de pixels. De plus, ça montre aussi que l’on peut faire des merveilles avec un RPG-Maker.

Enfin, la chose la plus stupéfiante dans ce jeu, hormis l’atmosphère, est certainement la bande-son. C’est simple : Depuis Final Fantasy IX et Shenmue, je n’avais jamais vu les musiques d’un jeu aussi bluffantes. Celles-ci sont composées par le talentueux Kan Gao. Vous trouverez des ballades au piano à en faire pleurer. Comme celle-ci : River’s Song.

  Bref, je n’ai pas assez de mots dans mon vocabulaire pour vous convaincre d’essayer cette perle du jeu indépendant. La seule chose que je peux vous dire, c’est que pour moi, dans mon histoire vidéo-ludique, il y a un Avant To The Moon et un Après. J’espère que, comme moi, vous n’en ressortirez pas indemne.

  Je vous laisse (enfin!), sur mon fond d’écran du moment qui arrive à dégager toute la  poésie de ce titre. J’aime tellement ce jeu que je  pourrais vous en parler pendant des heures, mais cela doit cesser. Un défaut? Peut-être: il est exclusivement en anglais, mais c’est de l’académique. Easy boy!

To  The Moon

février82012

Critique de -The Artist-

    Je voulais mettre un titre accrocheur, un jeu de mot pourri du genre « Un film muet qui vous laissera sans voix » ou encore « Les paroles s’envolent mais les écrits restent ». Mais finalement, on va rester simple. N’allons pas  par quatre chemins, ce film est bon voire même très bon. Ce n’est pas son histoire simpliste ou encore les acteurs mais c’est l’ambiance du film (et aussi celle de la salle où ce dernier est projeté) qui me fait vous affirmer cela.

    Pour ce qui est de l’histoire, Jean Dujardin interprète Georges Valentin, comédien hollywoodien des  années 1920-1930, reconnut pour la qualité de ses films muet. La star incontournable du moment accompagné de son fidèle toutou, Uggie. Lors d’une séance photo, il rencontra par hasard Peppy Miller, fan du comédien voulant à tout prix se lancer dans le cinéma. Elle commence donc à être figurante et fini par être vedette du cinéma parlant. Chose révolutionnaire à l’époque, qui fera tomber Georges Valentin dans la catégorie « has-been muet »

Désolé, je  n’ai  jamais été doué pour raconter les histoires. Même la bande-annonce AlloCiné ne le favorise pas…  C’est pour cela que je vous en ai mis une retranscrivant à merveille l’ambiance du film, histoire de.  J’ai même oublié de vous dire que Peppy Miller est interprétée par la belle,  que dis-je, la sublimissime Bérénice Bejo.

         Comme dit précédemment, ce n’est pas les acteurs qui donne du charisme à ce long-métrage, quoi que voir un film avec un Jean Dujardin muet, ça a du bon quand même… Mais cette fucking ambiance ressentie. Les habituels effets sonores sont remplacés par un orchestre de cordes interprétant les différentes scènes avec perfection, les dialogues sont remplacés par des planches noires avec les dires du personnage. Bref, un film comme on faisait d’antan. L’antan que notre génération n’a pas connu bien sûr. L’idée n’est pas originale, on voit partout des choses nouvelles faites à partir du vieux. Regardez votre application Iphone pour donner un côté Vintage à vos photos ou le renouveau de l’air 8-16bits dans le jeu vidéo. Mais putain, dans le milieu filmographique, cela fait un bien fou. 

         Le truc bizarre c’est  que le cinéma muet étonne. Une des premières scènes du film montre une foule qui applaudit. Bien sûr on ne l’entend pas mais on l’imagine. Et ça c’est beau. Certains trouducs, assis devant vous,  vont s’esclaffer devant  cette scène. Ils n’ont rien compris. D’ailleurs, parlons d’eux, ce film m’a montré à quel point les gens sont bruyants lors d’une séance ciné. Mais vous verrez que le plus dur sera de se retenir de ne pas lâcher une caisse pendant 1h40. Enfin, pour  ne pas finir sur cet article sur une vanne foireuse –c’est le cas de le dire- une autre chose est très appréciable, c’est le travail sur les plans de caméra. Ces derniers sont très soignés, bien trouvés avec un très beau jeu sur les reflets et les miroirs.

Bref, allez le voir. Il est vraiment bien.

   

Tiens, Floppy a encore parlé pour ne rien dire.

 

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